Visite de l'exposition

Ceija Stojka est née en Autriche en 1933, dans une famille de marchands de chevaux rom d’Europe Centrale. Déportée à l’âge de dix ans, parce que Rom, avec sa mère Sidonie et d’autres membres de sa famille, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen.

C’est seulement quarante ans plus tard, en 1988, à l’âge de cinquante-cinq ans, qu’elle ressent le besoin d’en parler. Bien que considérée comme analphabète, elle se met à écrire divers ouvrages, dans un style poétique et personnel, pour témoigner de son expérience des camps de concentration.
Elle peint également et dessine sans arrêt et son œuvre, réalisée en une vingtaine d’années, sur papier, carton ou toile, compte plus d’un millier de pièces.
Son travail pictural représente d’une part, les années de guerre et de captivité endurées par sa famille et par son peuple et d’autre part, des paysages colorés idylliques, qui évoquent ses années d’avant-guerre, quand la famille Stojka vivait en roulotte dans la campagne autrichienne.

Des oeuvres dures, en noir et blanc ou avec quelques couleurs et des oeuvres aux couleurs vibrantes exprimant une joie incroyable.
Coup de coeur : une exposition à voir absolument

Commissaires : Antoine de Galbert et Xavier Marchand (Lanicolacheur)

Aux alentours de l'exposition

Ceija Stojka, une artiste rom dans le siècle