Visite

Depuis son inauguration en 1961, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente ses collections au public dans l’aile Est du Palais de Tokyo, bâtiment caractéristique de l’architecture des années 30 édifié sur la colline de Chaillot. Les figures artistiques majeures des XXe et XXIe siècles y sont mises en lumière suivant deux parcours, l’un historique (le cubisme, l’Ecole de Paris, l’abstraction des années 1920-1930, Dada, le surréalisme…), l’autre contemporain (Nouveau Réalisme, Fluxus, la scène allemande, la jeune création, des installations…).

Collections

Riches de plus de 9000 œuvres, les collections permanentes du musée se sont constituées à partir de nombreux legs, dons et acquisitions. Le legs Girardin, décisif dans l’histoire du musée puisqu’il a rendu nécessaire le déménagement du fonds alors présenté au Petit Palais, en est l’un des points forts : environ 500 œuvres essentiellement fauves et cubistes mais également représentatives de l’activité artistique de l’après-guerre.

Les principaux courants de l’art moderne et contemporain y sont représentés. Le MAM présente, depuis le 1er décembre 2017, un Nouveau parcours  dans les collections permanentes qui présente les oeuvres phares du musée (Le Nu dans le bain de Pierre Bonnard, La Danseuse espagnole de Henri Laurens, les oeuvres de Sonia et Robert Delaunay, Léonard Foujita, Amedeo Modigliani, Marc Chagall, František Kupka, Raoul Dufy…) en regard d’oeuvres rarement exposées (Laure Garcin, Natalia Gontcharova, Chana Orloff, oeuvres figuratives de Auguste Herbin, ou Jean Messagier).
Et les nouvelles acquisitions du musée : Otto Freundlich, Etienne Cournault, Léon Tutundjian, Karel Appel, Jean Atlan, Lucio Fontana, Man Ray ou Willi Baumeister sont exposées en écho aux donations fondatrices de la collection.

Une salle en fer à cheval, ancienne salle d’honneur du musée, accueille les 600 m2 de la décoration de Raoul Dufy La Fée Electricité. Cette œuvre qui décrit l’histoire de l’électricité avait été commandée pour le pavillon de la lumière et de l’électricité de l’exposition internationale des arts et techniques de 1937 et fut donnée à la Ville de Paris par EDF en 1951.

La salle Henri Matisse permet la confrontation de La Danse inachevée (1931) acquise en 1993 et de La Danse de Paris (1931-1933) dans les collections depuis 1933. Le Mur de peintures de Daniel Buren y est également installé.

L’accès à ces collections permanentes est gratuit.

Expositions temporaires

De grandes expositions temporaires, monographiques ou consacrées à un grand courant de la scène artistique, y sont organisées plusieurs fois par an.

Des expositions de grande envergure d’artistes confirmés parmi lesquels on peut citer Jean-Michel Basquiat, Annette Messager, Giorgio De Chirico, Bridget Riley, Maurizio Cattelan, Georg Baselitz, Zeng Fanzhi et Serge Poliakoff ou encore Lucio Fontana (1899-1968) ; Markus Lüpertz (artiste allemand né en 1941). Du 2 octobre 2015 au 7 février 2016, WARHOL Unlimited, exposition consacrée à Andy Warhol (1928-1987).
En 2016 : Albert Marquet – Peintre du temps suspendu ; La Boîte de Pandore – Une autre photographie par Jan Dibbets ; Paula Modersohn-Becker – L’intensité d’un regard.
Du 14 octobre 2016 au 26 février 2017 : Bernard Buffet – Rétrospective. Du 19 mai au 05 novembre 2017 : Medusa. Bijoux et tabous.
Du 2 juin au 29 octobre 2017 : Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique.

Parallèlement, l’étage des collections (en accès gratuit) accueille des événements comme, par exemple, l’installation spectaculaire des vidéos de l’artiste Douglas Gordon ou le parcours Conversations dans le cadre du festival design D’Days ou encore des expositions de donations. Des accrochages renouvelés régulièrement d’un ensemble d’oeuvres d’un artiste particulier sont également présentés parmi les collections permanentes, en accès libre.

Du 26 janvier au 22 avril 2018 : Mohamed Bourouissa. Urban Riders
Du 26 janvier au 20 mai 2018 : Jean Fautrier. Matière et Lumière
Du 1 juin au 19 août 2018 : Judit Reigl.
Du 1 juin 2018 au 06 janvier 2019 : Zao Wou-Ki. L’espace est silence. Première grande exposition à Paris depuis 15 ans consacrée à l’artiste Zao Wou-Ki (1920-2013).
Du au 

Activités culturelles

Le musée propose des visites conférences à l’occasion des expositions, des parcours thématiques, des cycles d’ateliers et organise des événements particuliers (rencontres avec des artistes, échanges…)

Des ateliers de création sont proposés aux enfants à partir de 3 ans et à leur famille.
Des activités spécifiques s’adressent aux groupes scolaires et périscolaires.
Renseignements et réservations : 01 53 67 40 80 et 01 53 67 40 83

Enfin, l’étage de l’ARC (Animation / Recherche / Confrontation) se veut un espace de recherches, d’échanges et de dialogues ayant pour objectif de montrer et faire connaître de nouveaux talents.

Site et architecture du musée

Le musée est situé dans le 16e arrondissement, entre les Champs-Elysées et la tour Eiffel.

Construit pour l’exposition internationale des arts et techniques de 1937, le Palais de Tokyo résulte de la volonté conjointe de la Ville et de l’Etat d’ouvrir l’un et l’autre un musée d’art moderne. Les architectes retenus (Dondel, Aubert, Viard et Dastugue) ont pris le parti d’un monument sobre aux éléments classiques faisant apparaître clairement la séparation des deux musées. Ainsi deux grandes ailes perpendiculaires ont été édifiées reliées par un portique et ouvrant sur des terrasses et un bassin qui descendent jusqu’à la Seine. La structure de l’édifice réalisée en béton est, elle, de construction moderne et légère.

Dans l’aile ouest, l’Etat installa le musée national d’art moderne dès 1947 avant de le transférer au Centre Pompidou en 1977. Cette partie du bâtiment abrite maintenant le centre de création contemporaine du Palais de Tokyo.

Dans l’aile est, la Ville de Paris inaugura son musée en 1961.

Le décor de la façade arrière (face à la Seine) fut confié au sculpteur Alfred Janniot qui réalisa deux vastes bas-reliefs de style art déco faisant référence à la mythologie : La Légende de la terre et La Légende de la mer, allégorie à la gloire des arts.

De nombreuses sculptures ornent la terrasse et le bassin parmi lesquelles Le Génie de la France d’Antoine Bourdelle qui, au centre du parvis, domine la percée vers le fleuve.

Aux alentours du musée

Le quartier offre de multiples possibilités de visites et de promenades :

  • le Centre d’art contemporain du Palais de Tokyo (entrée dans l’aile en face, même bâtiment)
  • le Palais Galliera ou musée de la mode de la Ville de Paris situé avenue du Président Wilson, face au Palais de Tokyo
  • le Musée Guimet, place d’Iéna
  • le Musée des Monuments français, place du Trocadéro
  • le Musée de la Marine, place du Trocadéro
  • les jardins du Trocadéro (sculptures des années 30 et aquarium)

Et en traversant la Seine :

  • le musée du quai Branly
  • la tour Eiffel et le jardin du Champ de Mars
  • les berges de la Seine

Lieux, Musée ou collections complémentaires

  • le Centre d’art contemporain du Palais de Tokyo : 13 avenue du président Wilson 75116 Paris
  • le Musée National d’Art Moderne du Centre Pompidou
  • le 104, lieu de création et de production artistique (arts visuels, cirque, danse, musique, théâtre) : 104 rue d’Aubervilliers 75019 Paris