Avec plus de 200 œuvres, l’exposition plonge dans l’univers vertigineux de Maurits Cornelis Escher. Né en 1898, cet artiste néerlandais a su conjuguer art, mathématiques, géométrie, logique et philosophie pour créer des oeuvres capables de défier les perceptions visuelles. Son travail a séduit aussi bien les mathématiciens et les chercheurs que le grand public par la force visuelle et conceptuelle de ses oeuvres. Il a également influencé le monde du graphisme, du design, de la communication visuelle et de la publicité.
L’exposition retrace le parcours de M.C Escher en huit grandes sections. Il vaut mieux prévoir 2 heures pour tout apprécier.
1 – Les débuts : Escher s’inscrit à l’École d’Architecture et des Arts Décoratifs de Haarlem, où il étudie sous la direction de Samuel Jesserun de Mesquita. Il y apprend les principales techniques de l’art graphique.
2 – La période italienne et les voyages : l’artiste s’installe à Rome de 1923 à 1935, période où il commence à exposer ses œuvres, sa première exposition personnelle se tient au Palazzo Venezia. Lors de son séjour à Rome et ses voyages à travers l’Italie et sur la Méditerranée, l’artiste réalise de nombreux croquis et des photographies.
3 – Pavages du plan : Escher visite deux fois l’Alhambra de Grenade. Lors de son deuxième séjour, en 1936, il est fasciné par les décorations mauresques et particulièrement par les pavages.
4 – Métamorphoses : Les pavages sont à la base des cycles et des métamorphoses, un sujet développé par Escher à partir de 1937. Pour l’artiste, une métamorphose est générée par la modification et la succession de plusieurs « tesselles ». (Une tesselle est un petit élément en pierre, pâte de verre, terre cuite, céramique ou autres matériaux, utilisé pour former une mosaïque ou un pavage décoratif).
5 – Structure de l’espace : Dès ses premières œuvres, Escher montre un intérêt particulier pour l’organisation des compositions spatiales, en particulier pour les sphères, les solides géométriques et les surfaces réfléchissantes ou topologiques comme l‘anneau de Möbius.
6 – Travaux sur commande – Escher, en tant que graphiste, a reçu des commandes de différentes natures. Pour ces œuvres, il a souvent utilisé « les tessellations » qui lui sont caractéristiques : elles permettent d’optimiser le temps de création grâce à la répétition des éléments figuratifs.
7 – Paradoxes géométriques : La connaissance mathématique de M.C. Escher était surtout visuelle et intuitive. Ses compositions géométriques semblent à première vue plausibles mais en y regardant de plus près, elles s’avèrent impossibles. Comme le montrent certaines de ses œuvres célèbres, Escher a tenté de forcer la représentation de situations impossibles, par exemple avec la représentation graphique de l’infini.
8 – Eschermania – Les œuvres de l’artiste fascinent à partir des années 1950. À partir du milieu des années 1960, il devient célèbre aux États-Unis, grâce au mouvement hippie qui s’approprie ses œuvres dans une optique psychédélique. Les œuvres de M. C. Escher fascinent encore aujourd’hui et influencent certains artistes, musiciens, designers et publicitaires.
Et sur le parcours, il ne faut surtout pas manquer d’entrer dans les espaces immersifs : La salle des miroirs (L’Infinity Room) qui renvoie notre image sous des muliitudes d’angles, comme sur le tableau de M. C. Escher intitulé Depth ; La salle de la relativité, avec son sol en pente et ses dalles de taille décroissante… Selon l’endroit où l’on se place, on parait très petit ou très grand. C’est encore mieux d’y entrer à deux en se plaçant aux coins de la pièce ; Et la Galerie d’impression interactive qui entraîne dans l’œuvre Galerie d’estampes de M. C. Escher.
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