Visite de l'exposition

Conçue à partir des collections du Centre Pompidou, l’exposition « Vies minuscules » investit l’ensemble de la nef du Panthéon. Elle emprunte son titre au livre de Pierre Michon, Vies Minuscules (Editions Gallimard), qui rassemble en 1984 huit portraits d’inconnus, à partir desquels il tisse sa propre biographie. Il révèle ainsi des existences vouées d’ordinaire à l’oubli.

Dans le Panthéon dédié aux grands hommes et grandes femmes de la nation, l’exposition interroge la manière dont l’art peut accueillir les vies reléguées aux marges de la société et de l’Histoire.

 Le parcours réunit une trentaine d’artistes et couvre plus d’un siècle de création, de František Kupka à Jumana Manna. Parmi les artistes figurent notamment Christian Boltanski, avec une installation, Monument (1986)  ; Mathieu Pernot qui fit passer les enfants d’une famille tsigane devant l’objectif d’un photomaton (série de Photomatons de 1995-1997) ; ou encore l’oeuvre très visible « Lettres ordinaires » (2019) d’Adrianna Wallis, qui consiste en une série de grands cartons emballés avec une inscription «Fragile» et qui renferment des milliers de lettres en «poste restante» n’ayant jamais atteint leur destinataire ni retrouvé leur expéditeur. Sont exposées également des œuvres documentaires comme « Ris-Orangis » (1979) de Nil Yalter, où l’on entend les voix d’immigrés portugais racontant se sentir «en trop», lorsque les voisins français ne disent même pas bonjour.

En dehors de l’exposition Vies minuscules, les visiteurs remarqueront les six oeuvres monumentales d’Anselm Kiefer.