Exposition « Martin Parr. Global Warning », au Jeu de Paume, Paris 1er, du 30 janvier au 24 mai 2026.
Si vous ne les connaissez pas, découvrez les photos de Martin Parr exposées au Jeu de Paume sous quatre grands thèmes : Histoires inquiétantes ; Les mystères de la vie quotidienne ; La pulsion architectonique et Images en mouvement.
Et si vous connaissez ce photographe, vous aurez sûrement envie de visiter cette exposition !
L’exposition rassemble différentes séries réalisées par le photographe britannique Martin Parr (1952-2025), depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Pendant cinquante ans, Martin Parr a dressé un portrait saisissant de la société et des dérives de nos modes de vie, avec un certain humour et sans jugement moral.
En quelque 180 oeuvres, de ses débuts en noir et blanc à ses oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, les modes de vie du monde entier, le tourisme de masse, la surconsommation…
Martin Parr a commencé ses premières séries dans les îles britanniques et en Irlande à la fin des années 1970, puis s’est emparé de tous les continents, dès les années 1990.
C’est en effet à New Brighton, sur les plages avec les familles et enfants entre cornets de crème glacée et cornets de frites que le photographe a affûté son regard. Puis, il a arpenté sans relâche les plages bondées du monde entier, de Chine au Brésil ou en Argentine, les parcs d’attraction, les centres commerciaux… Il s’est fait le chroniqueur de la classe moyenne mondialisée, du développement du tourisme de masse dans les années 1990.
Son style est identifiable au premier coup d’œil, il reflète l’obsession du photographe pour « le too much » ordinaire, caractérisé par un art du cadrage et du gros plan, le recours quasi systématique au flash et une palette de couleurs vibrantes.
En regardant les images, on peut être amusé au premier abord mais vite le côté dramatique prend à la gorge devant ses plages bondées (comme Mar del Plata en Argentine avec 7 millions de visiteurs par an), ses piscines à vagues où le public est collé à touche touche comme des poissons d’élevage.
L’accrochage thématique met en lumière la constance de son œuvre qui montre les dérives d’un monde globalisé qui court à sa perte. On lui a reproché un manque d’empathie et une certaine condescendance mais Martin Parr ne se considérait pas en dehors ou au-dessus de ce monde.
Commissariat : Quentin Bajac, en collaboration avec Martin Parr et Clémentine de la Féronnière
Vous avez également visité cette exposition
Déposer un témoignage