Visite de l'exposition

Les trois artistes partagent un fort désir de modernité, s’intéressent à la peinture ancienne et à l’art des civilisations lointaines.  Au-delà d’une admiration réciproque et d’une véritable affection dont ils témoigneront tout au long de leur vie, la profonde communauté esthétique qui les réunit constitue le fil conducteur de l’exposition.

L’exposition présente une sélection de plus de 350 œuvres (peintures, sculptures, œuvres sur papier et photographies), principalement centrée sur les années 1930 à 1960.
Elle commence avec leur regard commun vers la tradition figurative et les primitivismes d’où naissent des métissages singuliers (Le regard culturel). Elle se poursuit avec leurs paysages, figures et natures mortes qui interrogent les codes de leur représentation du néoclassicisme à Corot et Courbet (Vies silencieuses). Sont présentés ensuite les portraits croisés de leurs amis, modèles et mécènes (Les modèles). Puis, le monde du jeu, de l’enfance et du divertissement où se mêlent, parfois une mélancolie ou une certaine duplicité (Jouer, la patience).
Un Entracte nous fait entrer dans le monde du spectacle où les peintres se font aussi librettistes et décorateurs, avec les projets de décors et de costumes. Giacometti ouvre un monde onirique avec Le rêve – visions de l’inconnu dans lequel Derain et Balthus réactualisent le thème de la femme endormie et du songe, à la lisière du fantasme et du vécu. Les artistes expriment leurs doutes et leurs interrogations au cœur du « lieu du métier » (A contretemps dans l’atelier), quand tous trois explorent « les possibilités du réel » face à la tragédie du temps (La griffe sombre). Balthus clôt le parcours avec sa thématique du Peintre et son modèle.

Commissaire : Jacqueline Munck

Aux alentours de l'exposition

Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique