Visite

A vingt mètres sous terre, tout au long d’un parcours de galeries et de couloirs, le visiteur découvre une partie des anciennes carrières de Paris dans laquelle fut créé l’ossuaire municipal à la fin du XVIIIe siècle. Au total, les restes de six millions de personnes, transférés dans le plus grand anonymat, y reposeraient. L’amoncellement des ossements est aussi impressionnant que le vers de Delille gravé sur le linteau de la porte de l’ossuaire « Arrête, c’est ici l’Empire de la mort ».

Des traces de l’exploitation des carrières, notamment le bain de pied des carriers ou encore, les sculptures de la galerie de Port-Mahon – œuvre d’un carrier sous Louis XV – , sont également visibles.

Dès leur création, d’illustres prédécesseurs y sont descendus : le futur roi Charles X et des dames de la Cour en 1787, puis François 1er, Napoléon III avec son fils…

Galerie photos

  • Musée des catacombes

Collections

En 1785, après 60 ans de réclamations des habitants du quartier, le Conseil d’Etat a décidé la fermeture du cimetière des Innocents (près de Saint-Eustache, dans le quartier des Halles) qui existait depuis près de 1000 ans et était devenu un foyer d’infection. Le transfert des ossements vers les Catacombes a commencé après la consécration du lieu le 7 avril 1786. Puis de 1787 à 1814, d’autres cimetières parisiens furent fermés et les ossements transférés dans l’ossuaire des Catacombes. Des plaques commémoratives de l’histoire des catacombes ainsi que les traces des carrières de calcaire et de la vie des carriers sont également conservées.

Expositions temporaires

Les expositions évoquent les évènements et les personnages célèbres de l’histoire de Paris, non sans rappeler une certaine égalité devant la mort : les morts de la révolution française, comme Robespierre, Lucile Desmoulins, Fouquier-Tinville, Malesherbes, victimes ou bourreaux sont rassemblés aux catacombes ainsi que de nombreuses personnalités telles que La Fontaine ou Jules Hardouin-Mansart.

Expositions passées :

Jusqu’au 31 décembre 2016 : La mer à Paris – il y a 45 millions d’années, révèle au visiteur les traces d’une époque où Paris était submergé par une mer tropicale.

À partir du 13 juin 2017 :  Histoire de squelettes révèle de nouveaux aspects de la société urbaine parisienne de l’ancien régime. Cette exposition présente la fouille menée par l’Inrap sur l’ancien cimetière de l’hôpital de la Trinité, à l’emplacement du boulevard Sébastopol

Site et architecture du musée

Le pavillon d’octroi des Fermiers-généraux construit par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux en 1788, constitue l’entrée des Catacombes. Celles-ci sont situées dans d’anciennes carrières dont on extrayait le calcaire à bâtir mais leur superficie d’environ 11 000 m2 ne représente que le sept centième des anciennes carrières souterraines de Paris. Les catacombes sont séparées des carrières avoisinantes que l’on ne peut pas visiter « officiellement ».

L’origine des catacombes de Paris date de la fin du XVIIIe siècle. Cette appellation a été donnée en référence aux Catacombes de Rome, qui était à l’origine un cimetière antique situé près de la Voie Appienne. Le cimetière des Innocents, près de Saint-Eustache (quartier des Halles), utilisé depuis près de dix siècles, était devenu un foyer d’infection pour les habitants du quartier. Après de multiples plaintes, le Conseil d’État prononça la suppression et l’évacuation du cimetière des Innocents, par arrêt du 9 novembre 1785.

D’anciennes carrières furent choisies pour y déposer les ossements : les carrières de « la Tombe-Issoire » furent consolidées par des travaux de maçonnerie et de soutènement des galeries. Le creusement d’un escalier flanqué d’un puits fut ajouté afin de faciliter le déversement des ossements. Le transfert des restes put commencer après la bénédiction et la consécration du lieu le 7 avril 1786 et continua jusqu’en 1788. Il s’effectuait à la tombée de la nuit – accompagné d’une procession de prêtres qui chantaient l’office des morts – par des tombereaux chargés d’ossements et recouverts d’un voile noir. Jusqu’en 1814, les catacombes ont recueilli les ossements de tous les cimetières de Paris.

Aux alentours du musée

Le lion qui trône au milieu de la place est la réplique au 1/3 du lion de Belfort érigé en mémoire du colonel Denfert-Rochereau qui défendit la ville de Belfort pendant la guerre de 1870. C’est l’œuvre de Frédéric-Auguste Bartholdi (1834-1905), également sculpteur de la statue de la Liberté à New York et d’une autre plus petite à la pointe de l’île des Cygnes à Paris.

L’observatoire astronomique de Paris construit sous Louis XIV par Claude Perrault (frère de Charles des Contes de Perrault) est au 61 avenue de l’Observatoire. Le méridien de Paris passe par l’axe de cette avenue.

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