Visite

Le mémorial-musée retrace la vie et l’action de deux figures emblématiques de la Seconde guerre mondiale : le général Leclerc, chef de la 2e DB, et Jean Moulin, chef de la Résistance intérieure. L’action du général Leclerc est mise en perspective avec le contexte extérieur de la Seconde Guerre mondiale, notamment les Forces Françaises Libres, les Alliés et l’Axe (Rome, Berlin, Tokyo) tandis que celle de Jean Moulin montre le contexte intérieur de la France à travers la Résistance, Paris, Vichy et l’occupant.
Dans la salle sur la Libération de Paris, un mur d’images constitué de quatorze écrans en courbe plonge le visiteur dans Paris occupé, Paris insurgé, et enfin Paris libéré, au cœur du mois d’août 1944.

Le Musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin a fermé ses portes au public le 1er juillet 2018 pour préparer son déménagement dans les pavillons Ledoux restaurés et un bâtiment adjacent, place Denfert-Rochereau.
Ce nouvel emplacement, plus accessible et plus visible, fait écho à l’histoire de la période. Jean Moulin a logé à proximité. Pendant la libération de Paris, le colonel Rol-Tanguy, chef régional des FFI d’Ile-de-France, y a installé en sous-sol son poste de commandement et le général Leclerc a traversé la place Denfert-Rochereau en entrant dans la capitale, le 25 août 1944.

Le site internet Les coulisses du chantier invite les internautes à suivre la conception et chantier du futur musée.

L’inauguration du nouveau musée est prévue le 25 août 2019.

Collections

Le fonds comprend des documents, des photographies et des objets authentiques : messages, affiches de propagande, journaux, tracts, cartes des opérations, vareuses, casque colonial de Leclerc… Plus qu’un musée, c’est un lieu de réflexion qui privilégie l’authenticité des objets et documents présentés, en évitant les reconstitutions. Le mémorial-musée se veut un lieu d’échanges, de documentation et de recherches ouvert à tous les publics, institutions, associations, chercheurs, enseignants, scolaires. Des pièces comme les faux papiers et cartes d’alimentation au nom de Joseph-Jean Mercier (alias Jean Moulin) de son séjour à Londres et des documents de ses années de clandestinité dans la Résistance font partie des archives.

Collection Général Leclerc
Elle se compose principalement d’objets personnels ayant appartenu au Général ainsi qu’à ses soldats, pendant les périodes de la Seconde guerre mondiale, de l’Indochine et de l’Afrique du nord, jusqu’à la mort accidentelle du Général Leclerc en 1947. Cette collection provient de la donation du fonds historique de la Fondation du Maréchal Leclerc de Hauteclocque à la Mairie de Paris (fonds conservé au quartier Gramont à Saint-Germain-en-Laye jusqu’en 1994) et de dons effectués par les Anciens Français libres et de la 2e DB.

Collections jean Moulin
Il est constitué de souvenirs, photographies, lettres, dessins et croquis de Jean Moulin ainsi que de journaux, coupures de presse. Des pièces comme les faux papiers et cartes d’alimentation au nom de Joseph-Jean Mercier (alias Jean Moulin) de son séjour à Londres et des documents de ses années de clandestinité dans la Résistance font partie de ce fonds. Cette collection vient de l’apport de deux legs importants : celui de Madame Antoinette Sasse, amie de Jean Moulin puis celui de Mesdames Andrée Dubois et Suzanne Escoffier, cousines de Jean Moulin.

Collection Libération de Paris
Elle comprend des armes FFI, des photographies, affiches et témoignages du pavoisement des parisiens dont la plupart viennent de dons de particuliers – dont certains furent les témoins directs de la Libération de Paris – ainsi que plus de 500 photos du fonds Gantner, jeune photographe professionnel.

Expositions temporaires

Les expositions temporaires alternent des sujets sur la Résistance intérieure et la Résistance extérieure. 

Expositions passées :

« Missak Manouchian, les Arméniens dans la Résistance en France », « Hommage à la Grèce résistante », « L’Outre-Mer français dans la guerre 1939-1945 », « Redécouvrir Jean Moulin, collections inédites 1899-1943 ».  » Mémoires gravées. Les timbres racontent la guerre 39-45 « , du 12 Mars au 08 Novembre 2015.
Du 5 septembre 2017 au 18 février 2018 : Jean Gabin dans la guerre (1939-1945). Réalisée par la Société des Amis du Musée Jean Gabin en partenariat avec le conseil départemental du Val d’Oise, l’exposition présente des photographies et des objets autour de Jean Gabin, qui s’est engagé comme fusilier marin dans les Forces françaises combattantes pendant la deuxième guerre mondiale.

Activités culturelles

Le centre de documentation conserve et met à la disposition du public des documents écrits, des photographies, des films, des périodiques portant sur la Seconde guerre mondiale, la Résistance et la Libération de Paris. Les fonds d’archives du centre de documentation comprennent le fonds historique Leclerc, le fonds Sasse (archives et biens de Jean Moulin), le fonds André Gandner (principalement des photos) et le fonds audiovisuel. Sur rendez-vous uniquement : du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h.

Le musée organise régulièrement des visites-animations pour les jeunes, des conférences thématiques et des visites des collections permanentes pour tous.
Une programmation spécifique accompagne les expositions temporaires.

Site et architecture du musée

Le Mémorial et le Musée ont été inaugurés en 1994, à l’occasion du cinquantenaire de la Libération de Paris. Ils sont situés dans le jardin Atlantique, au-dessus de la gare Montparnasse. L’implantation dans le quartier Montparnasse est chargée de symboles : le général Leclerc a établi son poste de commandement à la gare Montparnasse à son arrivée le 25 août 1944 et c’était aussi le quartier de prédilection de Jean Moulin, en tant qu’artiste (sous le nom de Romanin).

Aux alentours du musée

Le jardin Atlantique, aménagé en 1995 par les paysagistes François Brun et Michel Péna, recouvre la gare Montparnasse. Le thème de l’eau et de l’océan Atlantique correspond au quartier et à la gare Montparnasse qui accueillaient les bretons venant de l’Ouest de la France.

Du côté de la place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon se trouve la place de Catalogne avec l’immeuble « néo-classique » de Ricardo Bofill.

Il faut passer, entre les arcades, rue Vercingétorix, pour déboucher place de Séoul, étonnante par sa tranquillité et ses grosses colonnes. En face, l’église Notre-Dame-du-Travail édifiée par Jules Astruc pour les ouvriers de l’Exposition universelle de 1900. En y entrant, vous serez surpris par la légèreté et la clarté apportées par les arcs et les hautes colonnes métalliques. Accès au jardin possible par la place des Cinq Martyrs du Lycée Buffon / place de Catalogne.

Lieux, Musée ou collections complémentaires

Le musée a des relations privilégiées avec les Fondations, les Associations, les Universités et les Musées de la Seconde Guerre mondiale en France et à l’étranger, notamment avec la Gedenkstätte Deustcher Widerstand de Berlin (Mémorial de la Résistance allemande de Berlin) dans le but de sensibiliser le public à l’histoire des résistances allemandes et françaises au nazisme.